Reélection de Félix Tshisekedi en RDC: Moïse Katumbi craque et dénonce «le braquage électoral»

Reélection de Félix Tshisekedi en RDC: Moïse Katumbi craque et dénonce «le braquage électoral»

L’opposant congolais Moïse Katumbi, arrivé second à l’élection présidentielle du 20 décembre avec 18,08% des suffrages, loin derrière Félix Tshisekedi avec 73,34%, s’est exprimé pour la première fois depuis l’annonce des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (Céni ) à travers un message vidéo diffusé ce mercredi 3 janvier 2024. Le candidat N°3 à la présidentielle a rejeté en bloc les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et a dénoncé un « braquage électoral du scrutin de 20 décembre ». 

L’élection présidentielle en République démocratique du Congo joue les prolongations. Alors que la Céni (Commission électorale nationale indépendante) a annoncé les résultats provisoires donnant le Président sortant, Félix Tshisekedi, vainqueur de l’élection présidentielle, l’opposition crie au scandale. C’est le cas de Moïse Katumbi qui a effectué une sortir plutôt musclée.

L’opposant congolais par ailleurs candidat à l’élection présidentielle du 20 décembre a rejeté les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante, dénonçant un « braquage électoral du 20 décembre ». L’ancien gouverneur du Katanga et Président de «Ensemble pour la République», qui est sorti deuxième avec 18% des suffrages exprimés, d’après les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), a appelé à la mobilisation populaire pour faire face à la « fraude et à la dictature ».

Complice de fraude électorale

« Depuis le braquage électoral du 20 décembre, dont nous sommes tous victimes, nous vivons une énième usurpation de notre souveraineté », a déploré Moïse Katumbi. « Personne ne peut s’ériger en complice de cette fraude électorale, que nous n’accepterons jamais », a poursuivi l’ancien gouverneur du Katanga. L’opposant accuse le régime de tromper le peuple congolais.

Katumbi accuse le gouvernement de tenter d’enraciner « la lancinante crise de légitimité, qui perdure dans notre pays et nous fait passer à côté de grands espoirs ». Et de mettre en garde : « Nous entrons, aujourd’hui, dans une autre phase de notre quête de la liberté. Nous devons ensemble soustraire notre pays de mains de la prédation, de la corruption, de la gabegie et de toutes les injustices ».

Katumbi annonce des actions pacifiques

Moïse Katumbi a, en outre, annoncé que lui et ses partisans vont bientôt dérouler un plan d’action. Il compte mener des actions pacifiques pour barrer la route à Félix Tshisekedi, reconduit pour un second mandat de 5 ans à la tête de la RDC. L’opposant s’est dit déterminé à faire usage de moyens démocratiques, pour faire échouer la fraude. En plus de combattre la dictature.

La commission électorale nationale indépendante avait annoncé un taux de participation de 43,23%. « Avec 13 215 366 voix, soit 73,34%, est élu provisoirement président de la République Démocratique du Congo, Monsieur Félix–Antoine Tshisekedi Tshilombo », avait déclaré Denis Kadima. Tshisekedi est suivi de Moïse Katumbi (18%) puis Martin Fayulu (5,33%). Bien avant l’annonce des résultats, l’opposition avait déjà annoncé qu’il ne reconnaitrait pas les résultats.

(Bakolokongo avec Agences)