RDC: la Coalition des opposants dénonce le partage de pouvoir à l’issue des concertations nationales

La Coalition pour le vrai dialogue (CVD), une structure mise en place par quelques opposants une semaine après le coup d’envoi des concertations nationales, a dénoncé, samedi 21 septembre, «l’existence d’un schéma de partage de pouvoir selon la formule 1+2, c’est-a-dire un président de la République et deux vice-présidents».IMG_6181

Son porte-parole, Steve Mbikayi indique que ce schéma qui sera proposé au forum national aurait été décidé au cours d’une réunion secrète, sans donner des dates précises, tenue par un groupe d’individus non loin de Kinshasa.

Dans une déclaration rendue publique le même jour, Steve Mbikayi pense que ce schéma a pour finalité de «remettre le compteur des institutions à zéro».

«Cette nouvelle machination politique (…) aura comme conséquence logique la violation de la constitution du 18 février 2006, issue du consensus de Sun-City et du référendum populaire avec comme conséquence son abrogation de fait. [Mais aussi] la dissolution de l’Assemblée nationale, du Sénat et des Assemblées provinciales, et l’instauration d’une transition qui mette fin à la démocratie », a-t-il dénoncé.

La CVD exige notamment la suspension des concertations du Palais du peuple et la convocation des vraies concertations.

L’acte créant la CVD a été signé, jeudi 12 septembre, par certaines formations politiques de l’opposition politique notamment l’UNC de Vital Kamerhe, le RCD-KML de Mbusa Nyamwisi, le PT de Steve Mbikayi, l’UPC de Thomas Lubanga et l’UDEMO de Nzanga Mobutu ainsi que certaines organisations syndicales.

Lors de la création de cette structure, Steve Mbikayi avait qualifié les «concertations du Palais du peuple» de perte de temps, invitant les participants au « vrai dialogue ». Il avait accusé le chef de l’Etat de vouloir élargir sa famille politique et de créer une nouvelle majorité présidentielle afin de faire asseoir la pensée unique.

Ouvertes samedi 7 septembre par le président Joseph Kabila, les concertations nationales ont pour objectif de créer la cohésion nationale afin de mettre fin à la guerre de l’Est.

La fin de ces travaux devrait intervenir dimanche 22 septembre mais elle a été renvoyée au 28 du même mois.

les concertations nationales prolongées jusqu’au 28 septembre

Les concertations nationales ne prendront plus fin dimanche 22 septembre comme initialement prévues. Elles devront se poursuivre jusqu’au 28 septembre, a déclaré un membre de la cellule de communication du secrétariat technique chargé de l’organisation de ces assises, sans plus de détails. Ouvertes samedi 7 septembre par le président de la République, Joseph Kabila, ce forum national vise à sortir la République démocratique du Congo de la crise sécuritaire, politique et sociale.

« Nous n’irons pas au-delà du 28. La semaine prochaine, avant samedi nous aurons terminé. Tout est mis en œuvre pour que cela se termine dans les délais impartis. Tous les groupes thématiques auront remis leur rapport au présidium à la fin du week-end, au plus tard lundi», a affirmé la même source.

Tous les documents des questions traitées par les groupes thématiques devraient être remis samedi 28 septembre au président de la République, Joseph Kabila. Il devrait participer à l’assemblée générale des Nations unies. Le chef de l’Etat congolais est censé rentrer à cette date à Kinshasa.

Le présidium, formé du président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku et celui du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, devrait faire la synthèse des résultats de ces cinq groupes de travail, pour en tirer une série de recommandations à adresser au chef de l’Etat, après validation en assemblée plénière.

Les participants à ces concertations nationales ont été repartis en cinq groupes thématiques composés des délégués de la majorité présidentielle, de l’opposition, de la société civile ainsi que des experts intervenant au nom de ces divers groupes

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