Dialogue inclusif: les participants optent pour un gouvernement de 46 membres

Dialogue inclusif: les participants optent pour un gouvernement de 46 membres

Au centre des évêques de la CENCO et des politiciens congolais à Kinshasa, le 12/01/2017 lors des discutions sur les arrangements particuliers de l’accord politique du 31 décembre 2016. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Les participants aux négociations sur l’arrangement particulier de l’accord du 31 décembre sont tombés d’accord jeudi 12 janvier sur le profil du premier ministre et la taille du futur gouvernement.

«Concernant le profil du premier ministre, on s’est mis d’accord sur le profil qui réponde à la fois aux critères constitutionnels et légaux d’accès aux charges politiques dans notre pays […] et puis aux critères spécifiquement liés à la gestion de cette période délicate qui nous conduit jusqu’aux élections», a déclaré à Radio Okapi Christophe Lutundula Apala du Rassemblement.

Le futur Premier ministre, a-t-il dit, sera présenté sous la signature du président du comité des sages du Rassemblement au chef de l’Etat pour nomination conformément à l’article 78 de la constitution. Mais, les modalités pratiques de la désignation du Premier ministre n’ont pas été définies. En outre, les participants se sont mis d’accord sur la taille du gouvernement de transition.

«Nous avons convenu au total–ministres et vice-ministres compris – d’avoir un gouvernement de quarante-six membres. Cela nous permet de tenir les ressources de l’Etat, qui se sont drastiquement amoindries, et d’atteindre l’objectif majeur de cette période, qui est l’organisation des élections», a expliqué Christophe Lutundula.

Ce vendredi, les participantes vont se pencher notamment sur la clé de répartition des responsabilités, le chronogramme ainsi que les modalités pratiques de mise en service du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral.

la CAT propose Félix Tshisekedi au poste de Premier ministre

La Coalition des alliés du président de l’UDPS Etienne Tshisekedi (CAT) propose la candidature de Félix Tshisekedi au poste du Premier ministre du gouvernement de transition. Elle a fait cette proposition à travers une déclaration politique rendue publique mardi 10 janvier à Kinshasa.

La CAT a également proposé que les postes de trois vice-présidents du Conseil national de suivi de l’accord soient confiés respectivement au MLC et alliés, à l’opposition signataire de l’accord de la Cité de l’UA et à la Majorité présidentielle.

Le coordonnateur de cette organisation, Jean-Pierre Lisanga, a estimé que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) avait fait un travail « considérable et mérite l’admiration de toute la nation congolaise ».

A l’occasion, il a réitéré sa confiance aux évêques catholiques, les invitant à ne pas céder à la distraction de certains politiciens.

Jean-Pierre Lisanga a par ailleurs demandé à l’épiscopat congolais de poursuivre la mission de bons offices jusqu’à l’application intégrale de l’accord du 31 décembre dernier.

Selon cet accord, le chef de l’Etat Joseph Kabila reste en fonction jusqu’à l’élection de son successeur, la Primature et Conseil national de suivi ont été confiés au Rassemblement de l’opposition, regroupement dont fait partie la CAT.

La CAT a lancé cet appel deux jours après que la coordonnatrice du Front pour le respect de la constitution, Eve Bazaiba, avait demandé au Rassemblement de désigner un Premier ministre d’ici ce mercredi.

Elle avait également souhaité que cette équipe gouvernementale soit investie au cours de la session extraordinaire du Parlement qui se clôture le 15 janvier.

Radiookapi