RDCongo : le M23 a fêté un an d’anniversaire et rejette toute confrontation avec la force de l’ONU

Le président du mouvement rebelle congolais M23, Bertrand Bisimwa, a rejeté lundi l’idée d’une confrontation entre son mouvement et la brigade d’intervention de la Monusco (Mission de l’ONU en République démocratique du Congo).

m23-rutshuru« Ce serait injuste que cette brigade des Nations unies vienne nous attaquer parce que nous revendiquons notre droit (…) personne n’attaquera personne » a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Rutshuru, ville de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Il s’exprimait après la cérémonie marquant le premier anniversaire du mouvement. Rutshuru est contrôlée par le M23 et proche de la capitale régionale Goma.

Bertrand Bisimwa a renouvelé l’exigence de son mouvement de signer un cessez-le-feu avec le gouvernement congolais « afin de poursuivre les négociations qui se déroulent à Kampala », en Ouganda.

Dans une lettre au parlement tanzanien datée du 11 avril, M. Bisimwa, avait affirmé que ses hommes s’étaient « toujours imposés face à des forces plus importantes et mieux équipées ». « La même chose arrivera à la brigade d’intervention si votre sagesse ne parvient pas à (…) arrêter cette dangereuse aventure », menaçait-t-il.

Dans la journée de lundi, en présence des cadres militaires et politiques du M23, d’écoliers et de quelques curieux, le responsable du mouvement rebelle a salué les victimes de cette insurrection, sans en donner le nombre.

Depuis un an les combats entre l’armée congolaise et le M23 ont fait quelque 500.000 déplacés, selon l’ONU. Des rapports de l’ONU et de plusieurs ONG accusent le M23 de graves exactions, dont le recrutement d’enfants soldats. Le M23 a toujours démenti les accusations.

L’ONU doit déployer d’ici quelques semaines une brigade d’intervention de 3.000 sud-africains, tanzaniens et malawites pour combattre les groupes armés de l’Est congolais, dont le M23.

Cette brigade d’intervention devra avoir un rôle essentiellement « préventif » et « dissuasif », a estimé lundi à New York l’envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson.

Avec AFP