RDC- le général Lucien Bahuma empoisonné par Joseph Kabila, est mort

RDC- le général Lucien Bahuma empoisonné par Joseph Kabila, est mort

lucien-bahuma-ambambaLe général Lucien Bahuma Ambamba, commandant de la 8e région militaire du Nord-Kivu, est mort en Afrique du Sud, ce samedi 30 août à 22h30 TU. Le général Lucien Bahuma a été victime d’un empoisonnement planifié et commandité par Joseph Kabila qui a été exécuté depuis la ville de Kasese en Ouganda.

Mais le pouvoir de Kinshasa parle d’un accident cardio-vasculaire pour justifier la grande disparition de ce grand officier supérieur dans le rang des FARDC, selon le ministre congolais de la Défense, Alexandre Luba Ntambo qui a déclaré a l’AFP que  le général-major a été victime « d’un accident vasculaire alors qu’il assistait à une réunion mixte » d’état-major en Ouganda consacrée à la lutte contre les rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques (ADF) présents au Nord-Kivu. Il a été évacué vers l’Afrique du Sud où il est mort à l’hôpital « en dépit des efforts pour le ranimer », a encore dit le ministre. Question: malaise provoqué par quoi?

Selon nos sources renseignementes, Joseph Kabila est déterminé a faire disparaitre physiquement tous les patriotes congolais qui pourraient peser de leur engagement patriotique et leur opinion contre la révision de la constitution en vue d’un troisième mandat. Joseph Kabila veut faire de l’outil de défense nationale une simple vitrine qui, en réalité, ne représenterait qu’ une coquille vide.

Joseph Kabila poursuit le carnage, l’assassinat de soldats, officiers supérieurs et généraux patriotes congolais engagés dans les rangs des FARDC pour s’accrocher éternellement au pouvoir, au service du régime de Kigali de Paul Kagame.

Avec ce décès du général Lucien Bahuma, la République démocratique du Congo perd un commandant qui a joué un rôle-clé avec le regretté colonel Mamadou Ndala dans les succès récents de l’armée contre les rébellions qui agitent cette province de l’est du pays. Cette nouvelle disparition devrait interpeller toute la famille des FARDC.

Que son âme repose en paix.

Qui était le général Lucien Bahuma ?

lucien-generalNatif de l’Ituri, district de la Province-Orientale limitrophe du Nord-Kivu, le général Bahuma était arrivé à la tête de l’état-major militaire du Nord-Kivu en 2012, après une succession de défaites des forces loyalistes face à la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23). Rapidement, il réorganise le commandement et les troupes afin de s’assurer de la loyauté des soldats envoyés au front.

Avec le soutien du nouveau chef d’état-major de l’armée de terre, le général François Olenga, il veille à ce que la logistique suive et que les soldes soient payées en temps et en heure. Les résultats se font vite sentir.

Réputées jusque-là pour leur indiscipline, leur mauvaise organisation, leur capacité à fuir les combats et à maltraiter les civils, les Forces armées de la RDC (FARDC) enregistrent en 2013 une série de succès contre le M23 dont elles viennent à bout en novembre de la même année, avec l’aide de la brigade d’intervention de l’ONU, nouvellement créée.

Homme de terrain

Depuis lors, l’armée, qui a gagné les coeurs des habitants de la province, s’est attaquée aux ADF, présents dans le nord du Nord-Kivu, auxquels elle a porté une série de coups durs. Elle a aussi intensifié ses offensives contre plusieurs milices congolaises de la province.

Affable et svelte, le général Bahuma sillonnait la province pour venir soutenir ses hommes et constater lui-même les progrès sur le terrain. Sa mort survient alors que plusieurs médias congolais s’inquiètent d’une éventuelle réorganisation du M23 à partir de l’Ouganda et du Rwanda, voire au Nord-Kivu.

Elle intervient huit mois après le meurtre du colonel Mamadou Ndala, officier emblématique de la nouvelle armée congolaise. Fait général à titre posthume, ce chef du 42e bataillon commando de l’Unité de réponse rapide (URR) congolaise avait été tué le 2 janvier par un tir de roquette ayant visé son véhicule alors qu’il circulait dans le nord du Nord-Kivu.

Très populaire, il était auréolé de nombreuses victoires contre le M23. Samedi soir, la rumeur courait à Goma, la capitale du Nord-Kivu, que le général Bahuma avait été empoisonné.