RDC : Qui a réellement tué Laurent-Désiré Kabila ?

laurent-desire kabila« Qui a tué réellement Laurent-Désiré Kabila?» Joseph Kabila pointé du doigt reste le premier suspect.

Dans ce reportage exclusif qu’offre notre rédaction, le sénateur Abdoulaye Yerodia, le député national Mwenze Kongolo, le général Faustin Munene et le combattant Léonard Mulopwe apportent leurs témoignages avec des révélations accablantes sur la mort du président Laurent-Désiré Kabila.

Onze ans après l’assassinat de Kabila père, 50 suspects, condamnés au terme d’un procès expéditif, croupissent toujours en prison. Mais qui sont les commanditaires du crime ? « Meurtre à Kinshasa : qui a tué Laurent Désiré Kabila », un film belge soulève un coin du voile. Le 16 janvier 2001, vers 13 h 30, Laurent-Désiré Kabila est abattu de trois balles dans son bureau présidentiel du palais de Marbre, situé sur les hauteurs de Kinshasa.

 L’assassin, un certain Rachidi, grand garçon au crâne rasé, est l’un de ses gardes rapprochés. Le chef de l’Etat est déjà cliniquement mort quand un hélicoptère l’évacue vers un hôpital. Entre-temps, les plus fidèles compagnons de route du « Mzee » se réunissent autour du colonel Eddy Kapend, aide de camp du président, qui se rend ensuite à la télévision nationale pour annoncer le bouclage des frontières et ordonner à la hiérarchie militaire de « maintenir les troupes au calme ».
Au pouvoir depuis quatre ans, le tombeur de Mobutu s’était fait beaucoup d’ennemis et se savait menacé. Sa mort ne sera reconnue officiellement par Kinshasa que le surlendemain du crime, afin de donner au régime le temps de se ressaisir. Joseph Kabila, jusque-là chef de l’armée de terre, est rappelé de Lubumbashi pour succéder à son père. Des Zimbabwéens assurent sa protection dès son arrivée à Kinshasa, tandis que des unités congolaises sont désarmées.

Une statue de Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa. © EPA

De toute évidence, le geste de Rachidi, un ex-kadogo (enfant soldat) venu du Kivu, n’est pas un acte isolé. L’assassinat est le fruit d’un complot encore recouvert, dix ans après les faits, de nombreuses zones d’ombre. Le lendemain de l’assassinat, le colonel Sandursky, attachée militaire à l’ambassade des Etats-Unis, quitte la RDC sans autres formalités. Plus tard, les enquêteurs congolais retrouveront sa carte de visite dans le sac de Rachidi. On apprendra aussi qu’elle a « bu des bières » avec les gardes du corps du chef de l’Etat. Ces kadogos n’avaient pas pardonné à Kabila l’élimination physique de leur véritable chef, le commandant Anselme Masasu, et étaient découragés par l’attitude du président, resté sourd à leurs demandes d’argent.
En 2002, quelque 115 prévenus accusés d’être impliqués dans la mort de « LDK » sont jugés devant la Cour d’ordre militaire, une juridiction d’exception. Trente d’entre eux sont condamnés à mort (peine non exécutée) et 26 à perpétuité. Aujourd’hui, 50 Congolais sont encore enfermés à la prison centrale de Makala, réputée pour ses terribles conditions de détention. Parmi ces prisonniers, des membres de l’entourage de l’ex-président, Nelly (sa secrétaire particulière), des agents des services de renseignement… Arrêté fin février 2001, le colonel katangais Kapend a fait figure, pendant le procès, de principal inculpé. C’est lui qui, d’une rafale de kalachnikovs, a achevé Rachidi, alors que l’assassin de Kabila avait déjà été neutralisé par un garde.
Persuadés, comme beaucoup, que Kapend et les autres détenus de Makala n’ont rien à voir avec l’assassinat, Marlène Rabaud et Arnaud Zajtman, ex-correspondant de la BBC à Kinshasa, ont mené une enquête approfondie sur les commanditaires du crime. Leur film, diffusé le 19 janvier à 22 heures sur la Une, retrace les événements et remonte les pistes une à une. Avec, pour fil rouge, le témoignage, filmé clandestinement dans sa geôle, de l’un des condamnés à mort, Antoine Vumilia Muhindo, ex-agent de renseignement, qui s’est évadé récemment.https://bakolokongo.com/portail/wp-content/uploads/2012/01/LD_K.jpg

La filière chiite libanaise est notamment évoquée. Les kadogos désargentés de la présidence étaient en contact avec Elal Baki, alias Héritier, impliqué, d’après l’enquête congolaise, dans le transit de l’argent du complot. « Onze Libanais, membres de la famille d’Héritier, ont été exécutés dès le lendemain de l’assassinat, et cela sur ordre de Joseph Kabila, assure Zajtman. Héritier, lui, a réussi à fuir Kinshasa pour rejoindre, dans l’est du pays, ses amis rebelles du RDC-Goma, soutenus par le Rwanda. »
De nombreuses voix, dont celle de Mgr Monsengwo, ont réclamé la libération des détenus de Makala. En vain. Onze ans après l’assassinat de son père, le président Joseph Kabila ne semble toujours pas disposé à permettre la réouverture du dossier.

Depuis le 16 janvier 2001, jour de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, l’énigme persiste. On ne sait pas toujours pas qui est derrière la main de Rachidi, l’assassin du président. Dans ce documentaire, de nombreux Congolais témoignent. Le mystère commence à s’éclaircir. L’un des deux auteurs du film, Arnaud Zajtman, répond aux questions de RFI.

Depuis le 16 janvier 2001, c’est une énigme. On ne sait pas toujours pas qui est derrière la main de Rachidi, l’assassin du président Kabila. Dans ce documentaire, de nombreux Congolais témoignent. Le mystère de ce complot commence à s’éclaircir. L’un des deux auteurs du film, Arnaud Zajtman, répond aux questions de RFI.

Onze ans après, chacun sait que les vrais coupables sont donc dans la nature. Vous montrez d’ailleurs un Joseph Kabila mal à l’aise, lors d’une conférence de presse où il répond à une question que vous lui posez sur ce sujet. Mais vous donnez aussi la parole à un « kabiliste », le sénateur Abdoulaye Yerodia, qui a cette phrase terrible : « Je pense que ce n’est pas Eddy Kapend le coupable. Mais on ne peut lutter en faveur d’Eddy Kapend que si l’on trouve un autre coupable ».

« C’est avec un cynisme, effectivement déconcertant qu’Abdoulaye Yerodia nous donne en fait la position du régime sur cette affaire, à savoir : il faut que des gens payent pour asseoir ce pouvoir, il faut que des gens payent pour cet assassinat », affirme Arnaud Zajtman, répondant aux questions de RFI.

Grand reportage d’investigation et de témoignages pour répondre sur le mystère de cet assassinat  et rendre hommage au soldat du peuple( CLIQUEZ SUR CHAQUE LIEN-RUBRIQUE POUR SUIVRE LA SERIE DE VIDEOS QUE NOTRE REDACTION VOUS OFFRE).

« Qui a tué Laurent-Désiré Kabila?»

le sénateur Abdoulaye Yerodia déclare : « Je pense que ce n’est pas Eddy Kapend le coupable. Mais on ne peut lutter en faveur d’Eddy Kapend que si l’on trouve un autre coupable ».

Laurent-Désiré Kabila passant les troupes en revue

Meurtre à Kinshasa : qui a tué Laurent Désiré Kabila Video/Reportage

  de Marlène Rabaud et Arnaud Zajtman Diffusé sur France Ô le mercredi 27 avril 2011 à 20 20h35

Laurent-Désiré Kabila et son sinistre fils adoptif Joseph

RDC- «Qui a tué LaurentDésiré KabilaJoseph Kabila pointé du doigt

Léonard Mulopwe et Laurent-Désiré Kabila(Photo montage Apareco)

Qui a tué Laurent-Désiré Kabila ? Leonard Mulopo éventre le Boa

Joseph Kabila(gauche) et Faustin Munene(droite)

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James Kabarebe et Hyppolite Kanambe

 

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