Nomination du nouveau Premier ministre en RDC: Michel Kanama réaffirme la position du CRP

Nomination du nouveau Premier ministre en RDC: Michel Kanama réaffirme la position du CRP

Après la nomination de Bruno Tshibala Nzenze par le président congolais Joseph Kabila  au poste de Premier ministre de République démocratique du Congo le vendredi 7 avril, le président national du CRP (Congrès de Résistance Patriotique) a réaffirmé de façon intransigeante la position de son mouvement.

«Le CRP déclare ne pas reconnaître en Joseph Kabila la légitimité et la légalité de chef de l’Etat et ne reconnaitra aucun gouvernement sous sa présidence et dans la continuité de son régime après le 20 décembre 2016. Toute démarche pour la recherche de la paix et la stabilité politique en RDC qui exclut l’opposition en exil constitue une menace pour l’unité et la stabilité nationale. Les deux dialogues n’ont aucun caractère d’inclusivité», a ainsi martellé M.Michel Kanama.

En effet depuis le 20 décembre 2016 Joseph Kabila n’est plus officiellement le président de la République démocratique du Congo et n’a pas l’intention de partir avant 2018.

M.Michel Kanama déclare que son mouvement s’engage pour le respect de la constitution, la défense des valeurs et idéaux démocratiques qui ont été conjointement  trahis par le régime de M.Joseph Kabila et l’opposition d’accompagnement antipatriotique qui l’a rejoint pour le maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat, alors que la Constitution lui interdit. Le constat est grave: «le pouvoir et l’opposition complotent contre la nation et le peuple qui croupit sous le régime d’humiliation et d’occupation criminelle de Joseph Kabila», a-t-il poursuivi.

Le président national du CRP a toujours dénoncé les accords conclus entre pouvoir et opposition au terme de deux dialogues partisans et exclusifs du 18 octobre et 31 décembre 2016. Il soutient que cette démarche avait pour but le partage du gâteau, elle traduisait clairement les manœuvres et la volonté délibérée et concertée du pouvoir et opposition de violer conjointement la constitution. Il accuse les deux branches de l’opposition de différents dialogues de jouer le simple rôle d’accompagnateur, de rouler pour maintenir illégalement le président sortant Joseph Kabila au pouvoir au-delà du délai constitutionnel contre la volonté du peuple congolais afin d’obtenir en échange le poste de premier ministre. Une démarche et un scenario extrêmement dangereux qui trahit la nation congolaise et son peuple.

«Nous convions solennellement la Cenco, l’UA, l’UE et la Communauté internationale au travers le Conseil de sécurité des Nations Unies à revoir la stratégie et d’associer l’opposition politique congolaise en exil dans toutes démarches et tous pourparlers pour la paix et la stabilité politique en République démocratique du Congo», a-t-il conclu.

Dans une déclaration musclée rendue public le 20 janvier 2017 relative aux deux différents dialogues en RDC, dont le premier sous l’égide de l’Union Africaine (UA) avec Edem Kodjo et le second sous l’égide de la  Conférence épiscopale nationale des évêques catholiques (Cenco), le président national du CRP avait déclaré que toute démarche pour la recherche de la paix et la stabilité politique en RDC qui exclut l’opposition en exil constitue une menace pour l’unité et la stabilité nationale.

Le président Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001, après deux mandats au terme des élections entachées d’irrégularités et très contestées en 2006 et 2011, la constitution congolaise lui interdit de briguer un troisième mandat mais Joseph Kabila, 16 ans au pouvoir, muré dans son silence, ne dit rien de ce qu’il fera et ne donne aucune garantie sur son départ réel du pouvoir ni sur les futures échéances électorales. Au contraire, il continue de maintenir le flou.

Avec Congotribune

bakolokongo