Edward Snowden obtient l’asile temporaire en Russie et quitte l’aéroport de Moscou

L’ancien consultant des services secrets américains, Edward Snowden, accusé par les Etats-Unis d’espionnage, et coincé à l’aéroport de Moscou depuis plus d’un mois, se trouve désormais en territoire russe. Les autorités lui ont accordé un asile politique temporaire d’un an.

snowdenUn répit pour Edward Snowden. L’Américain, en fuite à l’étranger depuis le mois de mai, bénéficie désormais de l’asile politique temporaire de la Russie. « Snowden a quitté l’aéroport Cheremetievo. On vient de lui remettre un document attestant qu’il a reçu un asile temporaire pour un an en Russie », a expliqué son avocat Anatoli Koutcherena, confirmant les informations d’un journal russe dont les journalistes avaient aperçu Edward Snowden quittant l’aéroport de Moscou pour une destination inconnue. Ce document, renouvelable tous les ans, lui donne la possibilité de se déplacer librement à travers le pays et même d’y travailler.

Il se trouve « en lieu sûr », selon son avocat, mais l’endroit ne sera pas révélé « pour des questions de sécurité car il est l’homme le plus recherché du monde ».

Edward Snowden, 30 ans, ancien consultant auprès de la NSA et ancien employé de la CIA, est à l’origine des fuites sur des programmes de cyber-espionnage des Etats-Unis – le programme Prism notamment. Il est accusé d’espionnage par les autorités de son pays qui réclament son extradition.

Une affaire « insignifiante »

Anatoly Kucherena
Le document temporaire octroyé à Edward Snowden par la Russie, après avoir officiellement obtenu son statut de réfugié politique

Initialement, la Russie devait n’être qu’une étape dans la cavale du jeune Américain, mais il se pourrait qu’il s’y établisse plus longtemps. Dans un entretien à la télévision publique russe le 31 juillet, son père lui a conseillé de rester en Russie, pays, où il est, selon lui, le plus en sécurité. Lon Snowden pourrait d’ailleurs prochainement venir rendre visite à son fils.

L’octroi de l’asile temporaire par les services russes des migrations ne devrait pas améliorer les relations entre Moscou et Washington. Mais du côté du Kremlin, on tente de minimiser la portée de cette affaire, la qualifiant de trop « insignifiante » pour causer du tort aux relations américano-russes. Le conseiller de Vladimir Poutine Iouri Ouchakov a précisé qu’il n’avait reçu aucun message de la part de ses collègues américains à propos d’une possible annulation de la visite de Barack Obama prévue début septembre.

Par RFI