« Affaire trafic d’armes à Gbadolite »: Joseph Kabila dément tout lien avec l’homme d’affaires indien Harish Jagtani

« Affaire trafic d’armes à Gbadolite »: Joseph Kabila dément tout lien avec l’homme d’affaires indien Harish Jagtani

En RDC, il n’y a pas que le procès du directeur de cabinet du président Vital Kamerhe, deux autres affaires défraient la chronique en ce début du mois de mai: le marché de rénovation de la salle plénière du Sénat et la découverte d’un trafic d’armes à Gbadolite. Derrière les sociétés citées dans ces dossiers, Modern Construction et Serve Air Cargo, il y a un homme d’affaires indien Harish Jagtani qui a prospéré sous le régime de l’ancien président Joseph Kabila. L’ex-président Joseph Kabila dément tout lien avec l’homme d’affaires indien Harish Jagtani qui a prospéré sous son régime.

Le chargé de mission de l’ancien président congolais Joseph Kabila dément tout, avec le sourire. Julien Lubunga insiste d’abord sur le fait que son patron n’est pas en affaires avec Harish Jagtani. « Kabila m’a chargé de dire qu’il ne se souvient pas avoir déjà rencontré cet homme d’affaires indien », déclare-t-il.

Les témoins interrogés parRFI soupçonnaient que la construction de certaines tours dans la capitale Kinshasa servent à couvrir des opérations de blanchiment d’argent et que l’ancien chef d’État et sa famille soient derrière ses sociétés. Julien Lubunga balaye toutes ces accusations d’un revers de main. « Tout cela relève de l’imagination, martèle-t-il. Ce sont des affirmations non seulement diffamatoires, mais extrêmement dangereuses. Quand Kabila investit, il ne le cache pas. Tout le monde connaît ses fermes, tout le monde connaît ses biens ».

Pratique de « charme »

Pour Julien Lubunga, la famille Kabila n’a de relations d’affaires qu’avec des Congolais ou des expatriés à la moralité irréprochable. « Dans ce qu’il fait comme affaires depuis qu’il a cessé d’être président de la République, je peux certifier qu’il ne s’associe pas à des hommes d’affaires véreux ou de gens qui font du blanchiment d’argent ou du trafic d’armes », ajoute-t-il. Durant ses 18 ans au pouvoir, Joseph Kabila se serait vu « faussement » attribuer des biens, selon son chargé d’affaires.

En ce qui concerne l’appartement que l’homme d’affaires indien aurait donné à l’ancien couple présidentiel au dernier étage de la tour Kiyo ya Sita, au cœur de Kinshasa, sans confirmer ni infirmer, Julien Lubunga parle d’une pratique de « charme » des opérateurs économiques envers les autorités. Il donne l’exemple d’une autre tour sur le boulevard du 30-Juin, Sozacom. Sous Mobutu Sese seko, une suite avait été exclusivement réservée à la famille Mobutu. Il dit qu’il ne sera pas surpris si la même offre est proposée à l’actuel régime, incarné par Felix Tshisekedi.

(Bakolokongo avec Rfi)