La Ceni invalide la candidature de Jean-Pierre Bemba et 5 autres candidats à la présidentielle

La Ceni invalide la candidature de Jean-Pierre Bemba et 5 autres candidats à la présidentielle

Le président de la Commission électorale nationale indépendante de la RDC, Corneille Nangaa a déclaré que 6 de 25 candidats à la présidentielle du 23 décembre sont invalidés. Parmi eux, l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba acquitté et libéré en juin dernier par la Cour pénale internationale. 

Six candidats ont été exclus de la présidentielle en RDC.  Sont visés l’ancien vice-président et l’un des principaux opposants Jean-Pierre Bemba, les anciens premiers ministres Antoine Gizenga, Adolphe Muzito et Samy Badibanga, ainsi qu’Yves Mpunga et Jean-Paul Moka⁩. Sur 25 candidatures, 19 ont été retenus. Pour les législatives, sur 15505 candidatures reçues, 282 ont été considérées par la commission électorale comme irrecevables.  Les motifs d’irrecevabilité déclarée par la CENI pour six candidatures à la présidentielle a cette étape sont : défaut de nationalité, pas de preuve de paiement, conflit avec son propre parti, défaut des fiches, condamnation par une cour.

Jean-Pierre Bemba « est déclaré irrecevable suite à sa condamnation par la CPI à un an de prison et au paiement de 300.000 euros pour subornation (des témoins), extrait du casier judiciaire produit au dossier et arrêt par la CPI du 8 mars 2018, a déclaré le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba », lisant le procès-verbal de l’assemblée plénière de la Céni.

La candidature de Samy Badibanga, ancien Premier ministre, a été déclaré irrecevable pour défaut de la nationalité d’origine.

La candidature d’Antoine Gizenga du PALU a été déclarée irrecevable pour défaut de qualité de signataire de mandat, son dossier ayant été déposé par délégation par un cadre de son parti. Cadre du PALU suspendu, Adolphe Muzitu a vu sa candidature être également déclarée irrecevable.

Les candidats de l’opposition à l’élection présidentielle présidentielle du 23 décembre prochain ont,, dans une déclaration commune faite vendredi tard dans la soirée, mis en garde contre des manœuvres visant à écarter certains d’entre eux comme Jean-Pierre Bemba et Felix Tshisekedi du processus électoral.

Ils ont appelé à la mobilisation générale de la population contre contre ces manœuvres et dénoncé les injonctions du pouvoir à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Après délibération, la CENI a déclaré recevables dix-neuf candidatures à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018. Il s’agit des candidatures de :

1.Kikuni Seth (Indépendant)
2.Kazadi Ngumbe Ngumbe (FPJ)
3.Bwasenga Theodore
4.Maluta Joseph (Indépendant)
5.Tshiani Noel (Indépendant)
6.Mabaya Kizi (ACC)
7.Kin-kiey Mulumba (Indépendant)
8.Matungulu Mbuyamu Freddy (SYENCO)
9.Tshisekedi Tshilombo Felix (UDPS/Tshisekedi)
10.Shekombe Alain Daniel (Indépendant)
11.Radjabo Sokorabo
12.Kamerhe Lwakanyinginyi Vital (UNC)
13.Fayulu Madidi (Dynamique de l’Opposition)
14.Mongo Yves (FP)
15.Mokia Gabriel (MDCO)
16.Masheke Sylvain (Indépendant)
17.Ramazani Shadary Emmnauel (Indépendant)
18.Rutamira Charles
19.Vemba Francis (Indépendant)

Les personnes dont les candidatures ont été déclarées irrecevables disposent de 48 heures pour contester la décision de la CENI auprès de la Cour constitutionnelle.

Leur déclaration a été faite alors que la Ceni devait publier la liste des candidats retenus pour après validation de leur dossier pour les élections présidentielle et législatives,

Une certaine tension prévalait le soir dans le centre-ville de Kinshasa. Le périmètre aux alentours de la centrale électorale était quadrillé par des militaires et des policiers comme beaucoup de d’autres places de ville.

« L’opposition politique est ce jour en possession des éléments probants attestant que le pouvoir en place, par l’entremise du ministre de la Justice et ses cadres, a donné des injonctions à la Ceni à travers son président M. (Corneille) Nangaa aux fins d’exclure plusieurs candidats de l’opposition du processus électoral », dénonce l’opposition.

« Ces injonctions sont données dans le but d’écarter les candidats Jean-Pierre Bemba et Felix Tshisekedi après avoir exclu Moïse Katumbi du processus pour des motifs juridiquement infondés. Par ces faits, le régime en place manifeste une nouvelle fois sa détermination à confisquer le processus électoral en rendant encore plus inaccessible son ‘inclusivité’ et son caractère apaisé », affirment les candidats de l’opposition dans le communiqué.

Les opposants ont, dans leur déclaration, rappelé que « conformément à la déclaration de 13 août 2018, le renoncement de M. Kabila à un 3e mandat inconstitutionnel ne constituait pas la fin du combat dans la quête des élections inclusives, transparentes, crédibles et apaisée ».

(Bakolokongo avec Agences)