Élections en RDC: Pourra-t-on voter dans toute la RDC ?

Élections en RDC: Pourra-t-on voter dans toute la RDC ?

A moins de trois mois des élections, des doutes persistent sur la tenue des scrutins dans certaines régions du pays. Le processus électoral en République démocratique du Congo marque cette semaine une de ses étapes les plus importantes : la clôture, dimanche, du dépôt des candidatures à la présidentielle. En raison de l’insécurité persistante dans l’est et l’ouest du pays, la Céni, n’a pas pu enrôler tous les électeurs.

De nombreux habitants de Kwamouth dans la province du Mai-Ndombe suivent tout ceci bien loin de chez eux. Le terriroire s’est presque vidé de ses populations suite à l’insécurité provoquée par les conflits liés à la terre et les activités des miliciens Mobondo.

Pas d’amélioration en vue

A l’est, dans la province du Nord-Kivu, les territoires de Masisi et de Rutshuru demeurent sous contrôle des rebelles du M23. Il n’y a donc aucune amélioration des conditions sécuritaires, comme l’explique .

« La situation sécuritaire demeure préoccupante », explique Telesphore Mithondeke, rapporteur général de la société civile de Masisi au micro de la DW. « Jusqu’à présent, la nébuleuse question du M23 n’est pas résolue. Le territoire de Masisi étant parmi les victimes directes de cette barbarie, des affrontements ne cessent de s’enregistrer de partout. Trois mois avant les élections générales, le territoire de Masisi ne sait pas quand il bénéficiera de différentes étapes du processus électoral, notamment l’enrôlement des électeurs. »

La Ceni prête … si la sécurité le permet

La Commission électorale nationale indépendante se déclare pourtant prête à enrôler les électeurs dans ces territoires à condition que le gouvernement améliore les conditions sécuritaires.

« La Céni est prête pour commencer l’enrôlement », affirme Jean-Baptiste Itipo est le directeur de communication de la Céni. « La Céni est prête à aller partout. Mais si les conditions sécuritaires restent les mêmes, vous ne saurez pas vous déployer sur le terrain en ces lieux-là. La Céni l’a toujours répété. On observe. C’est le souci pour tout le monde que le pays soit pacifié. Que tout le monde participe aux élections. La sécurisation du processus électoral relève du gouvernement de la République à travers les ministères concernés. »

A cet instant, la Céni affirme ne disposer d’aucune estimation du nombre de personnes menacées de ne pas voter dans les territoires de Masisi, Rutshuru dans l’est et de Kwamouth dans l’ouest. L’organe électoral s’était fixé octobre comme limite pour enrôler les électeurs. Passée cette date, il deviendra difficile de faire voter les citoyens concernés, avait laissé entendre Denis Kadima, le président de la Céni.

(Avec DW)