Congo-Brazzaville: l’inquiétude reste vive pour le général Michel Mokoko finalement négatif au Covid-19

Congo-Brazzaville: l’inquiétude reste vive pour le général Michel Mokoko finalement négatif au Covid-19

Au Congo-Brazzaville, les nouvelles sont inquiétantes sur l’état de santé du général Jean-Marie Michel Mokoko. Hospitalisé depuis jeudi dernier dans un établissement militaire de Brazzaville. L’ex-candidat à la présidentielle et opposant congolais âgé de 73 ans, condamné en 2018 à vingt ans de prison depuis 2016, a été testé positif au Covid-19. Finalement le général Jean-Marie Michel Mokoko est négatif au Covid-19. C’est toujours l’inquiétude sur le sort du général Mokoko. L’ex-candidat à la présidentielle congolaise, est hospitalisé à Brazzaville. S’il n’est pas atteint du coronavirus comme dit précédemment, son état reste préoccupant et ses réseaux se mobilisent pour obtenir son évacuation pour raisons sanitaires.

L’inquiétude persiste au sujet de l’état de santé du général Mokoko, hospitalisé depuis jeudi dernier, dans un établissement militaire de Brazzaville. Ces derniers jours des informations contradictoires ont circulé sur l’état de santé de l’opposant âgé de 73 ans et en prison depuis 2016.

Selon un dernier communiqué de l’un de ses avocats français, il n’aurait finalement pas contracté le coronavirus, mais la mobilisation, y compris diplomatique, se poursuit pour tenter d’obtenir au plus vite son évacuation sanitaire afin de lui permettre de recevoir des soins appropriés.

Selon ce dernier communiqué, c’est en fait d’une crise de paludisme aiguë, aggravée par l’hypertension dont souffre le général Mokoko depuis plusieurs années, qui expliquerait la dégradation soudaine de son état de santé. Il faut dire que l’accès à l’opposant dans l’hôpital militaire où il est hospitalisé est très fortement limité, ce qui expliquerait cette confusion.

L’ONU « préoccupée »

Quoi qu’il en soit, l’inquiétude ne retombe pas, et de plus en plus de voix s’élèvent pour demander son évacuation à l’étranger. C’est ce que réclament ses proches, mais aussi ce lundi matin, la principale plateforme de la société civile, ainsi que la coalition politique qui avait soutenu sa candidature en 2016 à la présidentielle. Selon nos informations plusieurs pays étrangers, africains et au-delà sont également intervenus ces derniers jours en faveur du général.

Du côté des Nations unies aussi on se dit « très préoccupé » et on demande au président Denis Sassou-Nguesso de « faire le nécessaire pour sauver la vie » de l’opposant. D’autant qu’en 2018, le groupe d’experts de l’ONU sur les détentions arbitraires avait ordonné sa « libération immédiate et sans conditions ». Sans suite.

En attendant, sa famille s’oppose à son transfert vers la clinique Leyono de Brazzaville. Une clinique dédiée au traitement du Covid-19 et considérée comme un « mouroir » selon l’un de ses avocats, Me Tricaud. Un tel transfert reviendrait selon lui à condamner le général « à une mort certaine ».

Les autorités congolaises n’ont pas souhaité s’exprimer pour le moment.

(Bakolokongo avec Rfi)