Kinshasa: le gouverneur Gentiny Ngobila nomme et permute des bourgmestres, l’ECC dénonce un acte irrégulier et inconstitutionnel

Kinshasa: le gouverneur Gentiny Ngobila nomme et permute des bourgmestres, l’ECC dénonce un acte irrégulier et inconstitutionnel

L’Eglise du Christ au Congo (ECC) a dénoncé la permutation et nomination de certains bourgmestres par Gentiny Ngobila Mbaka, gouverneur de la ville province de Kinshasa, estimant qu’elles constituent un acte irrégulier et inconstitutionnel. Dans une déclaration samedi 17 août, le porte-parole de l’ECC, Eric Senga, a indiqué qu’il y a fraude et irrégularité. Car, note-t-il, l’arrêté du gouverneur de la ville de Kinshasa publié vendredi 16 août, ne porte pas seulement sur la permutation des bourgmestres mais aussi la nomination des nouveaux bourgmestre.

L’Eglise protestante de la République démocratique du  Congo a dénoncé, ce samedi 17 août, la fraude et la violation  de la constitution par le gouverneur de Kinshasa, Ngobila Mbaka, qui a permuté et nommé les bourgmestres de communes dans sa juridiction, vendredi.

Sur ledit arrêté portant l’intitulé de Permutation des Bourgmestres, on « trouve la présence des personnes qui n’ont jamais eu la qualité de Bourgmestres mais permutés en tant que tels », fait remarquer l’Eglise du Christ au Congo (ECC), dans un communiqué signé par son porte-parole, le révérend Eric Senga.

L’arrêté, qui « souffre du dol administratif ou même par mimétisme de la fraude », ajoute le porte-parole, n’a « ni nécessité ni urgence ».

Pris en plein cycle électoral de 2018, « il vient violer l’article 56 alinéa 1 de la Loi 08/016 portant organisation et fonctionnement des ETD », lit-on.

Analysant le fond, l’ECC affirme que l’arrêté du gouverneur « viole le principe de parallélisme de forme et de compétence. Car, l’acte juridique et administratif antérieur à celui-ci était pris par voie d’ordonnance du chef de l’Etat et ce, sur proposition du ministre de tutelle. Par contre, le présent acte relève d’un arrêté pris par le gouverneur de la Ville de Kinshasa. »

«La Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création de l’ECC dénonce cet acte inconstitutionnel et, par conséquent, irrégulier. Elle sollicite une action en annulation ad ovo par devant la compétence du Conseil d’État», conclut le révérend Senga.

(Avec Agences)