Elections en RDC: Washington dénonce un scrutin «ni libre, ni démocratique»

Elections en RDC: Washington dénonce un scrutin «ni libre, ni démocratique»

Les résultats de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) n’ont toujours pas été annoncés, mais des responsables américains dénoncent déjà un scrutin qui n’aurait été ni juste ni démocratique, notamment le président du comité des affaires étrangères de la Chambre des Représentants, le républicain Ed Royce.

Organisée avec deux ans de retard, l’élection du 30 décembre en République démocratique du Congo (RDC) n’inspirait guère confiance à Washington. Il y a plusieurs mois déjà, Nikki Haley, alors ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, s’était dite « très préoccupée » par le recours à des machines à voter. Elles représentaient, à ses yeux, « un risque colossal ».

Dès le lendemain du scrutin, l’élu républicain qui préside le comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants, Ed Royce, toujours très critique à l’égard du président Kabila, enfonçait le clou.

Sonia Rolley
✔@soniarolley
#RDC #Elections : « les élections n’ont été ni libres ni justes », dit le président de comité des affaires étrangères de la chambre des représentants @RepEdRoyce https://foreignaffairs.house.gov/press-release/chairman-royce-statement-on-drc-elections/ …

Chairman Royce Statement on DRC Elections – Committee on Foreign Affairs
“The United States needs to redouble its efforts to support the Congolese people who want a peaceful transition and a government that responds to their priorities. »

Dans un communiqué, il déclare que le scrutin n’a été « ni libre, ni démocratique ». Il ajoute qu’un million d’électeurs ont été empêchés de voter dans ce qu’il présente comme des « bastions de l’opposition », sans mentionner Butembo et Beni où l’élection a été annulée.

Nouvelles sanctions ?

Ed Royce assure que des machines à voter n’ont pas toujours bien fonctionné, que les gens ont dû faire la queue pendant des heures avant de pouvoir voter et qu’il n’y avait pas assez de matériel électoral.

Mais rien de tout cela n’étonne le député américain puisque, dit-il, les forces de sécurité ont réprimé, au cours des deux dernières années, des journalistes et des militants démocratiques. Des centaines d’entre eux ont été et des dizaines tués, souligne-t-il également.

Les Etats-Unis pourraient par ailleurs adopter de nouvelles sanctions qui pourraient concerner, en vertu d’un projet de loi adopté en novembre, des responsables congolais ayant porté atteinte au processus démocratique.

(Avec Rfi)

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