Alliance FCC-CASH: le torchon brûle entre les partisans de Félix Tshisekedi et les jeunes pro-Kabila

Alliance FCC-CASH: le torchon brûle entre les partisans de Félix Tshisekedi et les jeunes pro-Kabila

En République démocratique du Congo, le torchon brûle entre les partisans de Félix Tshisekedi et les jeunes pro-Kabila. Les deux camps dénoncent le deal conclu entre le président Felix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila et se renvoient la responsabilité du blocage et exigent le divorce entre Fcc-Cash. Les autorités de la capitale de la République démocratique du Congo ont interdit l’organisation « cette semaine » de toute marche politique à Kinshasa à cause « du climat tendu » entre les partisans du président Félix Tshisekedi et ceux de son prédécesseur Joseph Kabila, a annoncé dimanche la police.

Des turbulences ont cours au sein de la coalition entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le changement (Cach). Et ce en pleine semaine de campagne pour l’élection du bureau définitif du Sénat prévue pour le samedi 27 juillet. Les bérets rouges du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et les jeunes combattants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) se menacent mutuellement.
Des menaces d’affrontement physique ont été enregistrées de la part des bérets rouges du PPRD, mais aussi des jeunes combattants de l’UDPS. Ils se lancent des invectives et se sont même donné rendez-vous en ce début de semaine devant le palais du Peuple pour s’affronter.

L’escalade a commencé mardi, lorsque des jeunes du parti du président Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ont annoncé pour lundi une marche contre la candidature de l’ancien ministre de la Justice Alexis Thambwe, considéré comme un dur de l’ancien régime, à la présidence du Sénat.

« Nous ne voulons plus voir les mêmes visages diriger les institutions du pays ou figurer dans l’équipe gouvernementale », avait déclaré lors d’une conférence de presse Fils Mukoko, l’un des porte-parole des jeunes de l’UDPS.

En réaction, les jeunes pro-Kabila, les bérets rouges, ont promis eux aussi d’organiser ce même lundi une contre-marche pour soutenir la candidature de l’ancien garde des sceaux à la présidence du Sénat, en brandissant une autorisation du gouverneur de Kinshasa, un pro-Kabila.

Les manifestations politiques interdites à Kinshasa

L’autorité urbaine de Kinshasa a donc interdit, pour une semaine, toutes les manifestations politiques prévues dans la capitale. La semaine qui commence est aussi celle de l’élection du bureau définitif du Sénat. Selon un sénateur FCC, c’est un vote à haut risque, qui exige de la police une vigilance accrue.

« Compte tenu du climat tendu dans la capitale, Son Excellence M. le gouverneur a interdit toutes les marches » à caractère politique sur les rues de Kinshasa « pendant cette semaine », a déclaré à la télévision d’État le chef de la police de la capitale congolaise, le général Sylvano Kasongo.

« Il a instruit la police de prendre des mesures idoines. Toute personne qui osera marcher ou troubler l’ordre public pendant cette semaine va trouver la police sur son chemin », a-t-il ajouté.

« Celui qui osera marcher ou troubler l’ordre public va trouver la police sur son chemin », a déclaré le général Sylvano Kasongo, numéro un de la police de Kinshasa.

Il y a quelques semaines, la police avait empêché un affrontement entre les bérets rouges du PPRD et les combattants de l’UDPS. C’était au lendemain d’une expédition punitive des partisans de Félix Tshisekedi à l’Assemblée nationale, contre certains députés FCC qui avaient été accusés d’avoir offensé le chef de l’État.

Chaque groupe de son côté menace de faire capoter l’alliance scellée entre le FCC de Joseph Kabila et Cach de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe. La tension est à ce stade très vive entre les deux groupes.

Cap pour le changement a signé un accord de coalition avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Kabila, largement majoritaire à l’Assemblée nationale, aux assemblées provinciales et au Sénat. Le Sénat est contrôlé par des partisans de M. Kabila. Le ticket présenté par le FCC pour les sept postes du bureau du Sénat ne compte aucun membre de Cap pour le changement (Cach), la coalition du président Tshisekedi.

Six mois après l’investiture du président Tshisekedi et plus d’un mois après la nomination de son Premier ministre Ilunga Ilunkamba, proposé par l’ancien président Kabila, les négociateurs de Cach et du FCC peinent à se mettre d’accord sur la composition du gouvernement.

(Bakolokongo avec Agences)